
Pour renforcer le pouvoir collectif des femmes, l’organisation Vivre dans la Dignité en Afrique, VDA, a renforcé les capacités de jeunes femmes sur la question des Violences Basées sur le Genre.
Pendant 2 jours, du 3 au 4 août, 15 femmes venues de tous les coins de la ville de Bukavu, notamment des communes de Kadutu, Ibanda et Bagira, se sont engagées à devenir des ambassadrices de lutte contre les VBG pour apporter un changement positif dans leurs communautés.

Cette formation arrive à point nommé, au moment où les cas de violences sous toutes leurs formes continuent de prendre de l’ampleur dans le quotidien de la femme africaine en général et congolaise en particulier.
« Cette formation est très importante pour moi parce que désormais, à travers ces assises, je connais les droits de la femme, quand et comment revendiquer quand il y a violences, et surtout comment prévenir les VBG »,
dit Cibambo Judith Grâce, animatrice de l’Association pour la Promotion Intégrale des Albinos.
Un travail en carrefour a permis de ressortir les différentes formes de violences auxquelles la femme fait face, entre autres: les violences sexuelles, physiques, sociales, psychologiques et économiques.
Des échanges profonds et sincères ont été menés entre les participantes, sous la conduite du facilitateur.

Par ailleurs, ces ambassadrices ont un grand rôle à jouer dans la société: celui de former et d’informer la communauté pour éradiquer les VBG.
Selon Rosette Baderha, assistante au programme du Club des Amis de la Paix et du Développement ASBL, cette formation est d’une grande importance et elle s’engage à l’appliquer.
« Je dois m’impliquer dans ma communauté, dans la commune de Bagira, pour sensibiliser surtout les élèves qui sont victimes de violences basées sur le genre dans leurs écoles. Mais je dois aussi sensibiliser la communauté, parce que les violences sont partout dans nos familles. Je vais donc sensibiliser la communauté à travers les jeunes de différents groupes et les élèves des différentes écoles »,
a-t-elle déclaré.
Madame Léa Mitima Ntakwinja, coordinatrice de VDA, est revenue sur les attentes et les stratégies de cette formation.
«Puisque les violences sont réelles, nous avons formé quelques femmes sur leurs droits afin de pouvoir atteindre une grande partie de la population. Ces dernières font partie d’organisations locales qui militent pour les droits des femmes. Elles vivent également dans différentes communes. C’est ainsi que nous comptons sur leur sensibilisation pour espérer un changement »,
a-t-elle souligné.
Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « Femme Debout ».
Les activités vont se clôturer ce deuxième et dernier jour avec la thématique de communication communautaire et le rôle à jouer lorsqu’il s’agit d’accueillir les victimes de violences basées sur le genre.
Emmanuella Bahindwa volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
