
En marge de la Journée internationale de la paix célébrée chaque 21 septembre, la Coalition des Femmes Africaines Médiatrices pour la Paix (CFAMP) a réuni mercredi 30 septembre plusieurs actrices de la paix dans la ville de Bukavu, pour échanger sur leur rôle de médiatrices et des acteurs communautaires dans la construction d’une paix inclusive et durable.
«Il est plus que temps maintenant que la femme prenne son rôle au sérieux et travaille pour la paix. Mais il faut capitaliser ses efforts, ses connaissances naturelles brutes, afin qu’elle sache comment utiliser ces talents au profit de la communauté, parce qu’elle ne reste pas seulement au niveau familial où elle joue son rôle comme mère, nourricière et médiatrice, mais il faut que ses connaissances profitent à toute la communauté »,
a déclaré Mme Caddy Adzuba, présidente de la CFAMP.

Au cours de cette conférence-débat, plusieurs sujets ont été abordés en panels.
La résolution 1325 des Nations unies implique les femmes dans le processus de paix. Malheureusement, cette implication n’est pas effective, malgré le combat de plusieurs femmes qui se sont approprié cette résolution. Les femmes continuent de faire face à plusieurs défis liés à la participation, à la prévention et à la protection, comme l’ont expliqué Mmes Georgette Nkunzi et Bernadette Masoka.

Ces défis sont liés à l’ignorance, au manque de confiance en soi, aux coutumes rétrogrades, à la masculinisation des postes et à l’oubli des femmes dans les instances de décision.
« La participation n’est pas respectée, mais les femmes doivent se battre, doivent se réveiller. Je l’ai bien souligné : les femmes doivent maintenant comprendre que la participation n’est pas réservée aux personnes qui occupent des postes de décision, c’est pour toutes. Et donc, lorsqu’une femme participe, c’est tout le pays qui participe »,
a ajouté Mme Georgette Nkunzi, chercheuse à l’Université Officielle de Bukavu et coordinatrice de l’association Dynamique Femmes, Jeunes et Enfants.

Elle a précisé que la solidarité féminine et l’autonomie financière sont essentielles et indispensables aux femmes pour bâtir une paix durable.
Par ailleurs, un autre panel a démontré l’importance du dialogue pour construire la confiance et la réconciliation, tout en acceptant de faire face aux vérités les plus profondes et douloureuses.

À l’occasion, trois femmes exceptionnelles Mme M’BACHU
Bahati Nyenyezi, Mme Matilde
MUHINDO, Mme Josephine
Kusinzaayant sacrifiées
plusieurs années de leur vie à la promotion de la paix et à l’implication des femmes dans le processus de paix ont été couronnées après avoir livré des témoignages qui ont touché les jeunes qui leur emboîtent le pas.
Par Emmanuella Bahindwa
