Camp Tapori : les leçons que j’ai apprises sur les enfants et la paix
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Du lundi 24 au mercredi 26 août 2026, j’ai participé au camp de paix Tapori organisé au Centre Sant’Egidio, à Bukavu.

Pendant ces trois jours, j’ai compris que la paix s’apprend, qu’elle nous aide à nous rapprocher des autres et qu’elle doit nous accompagner chaque jour

Ce camp de paix organisé par ATD Quart Monde RDC, en collaboration avec quelques partenaires, dont Watoto News et Zed’s Academy, avait pour thème : « Construire la paix à partir de l’amitié et des initiatives des enfants. ».

L’ambiance était remplie de joie, d’amitié et de partage.
Nous avons participé à plusieurs activités : des jeux, des danses, des poèmes, des bricolages, des dialogues entre amis et des partages d’expériences sur la paix.

La paix s’apprend

La première leçon que j’ai retenue est que la paix s’apprend. Dans le camp, nous avons appris qu’elle peut commencer par une simple salutation, un sourire, une parole gentille ou un geste d’amitié.

Nous avons aussi appris à nous écouter, à respecter les idées des autres et à régler nos petits désaccords par le dialogue. Cela m’a fait comprendre que nous ne sommes pas trop jeunes pour apprendre et parler de la paix.

Ce camp m’a appris aussi à vivre avec les autres, et à respecter nos différences.
La paix est notre choix, notre voix et notre droit. Puisqu’elle est notre droit, nous devons aussi la protéger.

La paix nous rapproche des autres

Autre leçon est que la paix nous aide à faire connaissance et à devenir amis. Au début du camp, beaucoup d’enfants ne se connaissaient pas. Mais grâce aux jeux, aux danses, aux travaux en groupe et aux repas partagés, nous avons commencé à nous parler et à créer des liens.

J’ai compris qu’une simple salutation peut être le début d’une amitié et qu’une amitié peut devenir le début de la paix.

La paix doit nous accompagner partout

La troisième leçon que j’ai retenue est que la paix ne doit pas rester seulement dans le camp. Elle doit nous accompagner partout où nous allons : dans nos familles, à l’école, dans nos quartiers et dans toute notre communauté.

Dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo, beaucoup d’enfants ne vivent pas encore dans la paix! Et à la fin de ce camp, je comprends que nous, les enfants, pouvons aussi apporter la paix autour de nous. Nous pouvons le faire par nos paroles, nos comportements et les petits gestes que nous posons chaque jour.

Abigaëlle Miango, 13 ans, reporter-junior chez Watoto News

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