À Kinshasa, les enfants appelés à participer à la lutte contre les déchets
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Dans plusieurs quartiers de Kinshasa, les déchets abandonnés dans les rues, les marchés et les caniveaux dégradent l’environnement et menacent la santé de la population. Face à cette situation, les autorités renforcent la lutte contre l’insalubrité. Les enfants, qui figurent parmi les premières victimes de la pollution, sont également appelés à agir.

À Kinshasa, la mauvaise gestion des déchets reste un problème préoccupant. Des sachets, des bouteilles en plastique, des restes de nourriture et d’autres immondices sont parfois jetés dans les rues, les caniveaux et les cours d’eau.

Pendant les pluies, ces déchets bouchent les caniveaux et empêchent l’eau de circuler normalement. Cette situation favorise les inondations et la stagnation des eaux dans plusieurs endroits de la ville. L’insalubrité expose également les habitants à différentes maladies, particulièrement les enfants.

Pour faire face à cette situation, le président de la République démocratique du Congo a lancé une initiative de lutte contre la pollution par les déchets. Il est désormais interdit de jeter les ordures n’importe où. Des sanctions sont prévues contre les personnes qui ne respecteront pas cette mesure.

L’objectif n’est pas seulement d’embellir Kinshasa, mais surtout d’offrir à ses habitants un environnement sain, propre et capable de protéger les vies humaines.

Les enfants parmi les premières victimes

En tant qu’enfant reporter, je pense que cette initiative est une très bonne décision. Elle pourrait contribuer à réduire les risques de maladies liées à l’insalubrité, notamment la fièvre typhoïde. Les eaux stagnantes peuvent aussi favoriser la multiplication des moustiques qui transmettent le paludisme.

Ces maladies touchent de nombreuses personnes et mettent particulièrement en danger la santé des enfants.

Chers enfants congolais, où que nous soyons en République démocratique du Congo, soyons responsables de nos actes, car nous pouvons être les premières victimes de leurs conséquences.

Ne jetons plus les déchets dans les rues, les caniveaux ou les cours d’eau. Utilisons les poubelles et encourageons nos amis à faire de même. Nous devons toujours nous demander où finiront les déchets que nous abandonnons dans la nature.

Nous ne protégeons pas seulement notre santé, mais aussi celle des générations qui viendront après nous.

Une responsabilité qui commence en famille

L’implication des enfants dans cette lutte est très importante. Nous devons respecter l’environnement dans nos maisons, nos écoles, nos églises et partout dans nos quartiers.

Les parents ont également une grande responsabilité. L’éducation au respect de l’environnement doit devenir une habitude dans chaque famille. Les enfants doivent apprendre, dès leur jeune âge, à utiliser les poubelles et à gérer correctement les déchets.

Si chaque enfant, chaque parent et chaque habitant accomplit sa part, Kinshasa pourra progressivement retrouver une nouvelle et belle image.

Les habitants donnent leur avis

Pendant ma descente sur le terrain, j’ai rencontré plusieurs personnes qui m’ont donné leur avis sur la lutte contre les déchets à Kinshasa.

Madame Nicole Selenge, mère de famille, pense que cette initiative pourrait contribuer à rendre la ville plus propre.

« En tant que mère, je serai stricte et je montrerai à mes enfants comment bien gérer les déchets ménagers et les autres types de déchets. Nous devons garder notre environnement propre, car il en va de notre intérêt »,

a-t-elle déclaré.

Maria Kitenge, âgée de 12 ans et élève au lycée Bosangani, estime que cette lutte pourrait protéger la population contre plusieurs dangers.

« Elle peut nous aider à éviter certaines maladies, le bouchage des caniveaux et les inondations. Je recommande aux personnes qui négligent encore cette lutte de la prendre au sérieux. Je demande aussi à l’État congolais de placer des poubelles dans différents endroits de la ville »,

a-t-elle affirmé.

Précieux, 15 ans et élève au collège Saint-André, souhaite lui aussi participer à cette mobilisation.

« Il est important de lutter contre la pollution de l’environnement pour contribuer au développement de notre pays. Ma contribution sera d’inviter les enfants de mon école et de mon quartier à bien gérer les sachets, les bouteilles en plastique et les autres déchets, au lieu de les jeter dans des endroits inappropriés »,

a-t-il expliqué.

La lutte contre les déchets ne concerne donc pas uniquement les autorités. Elle demande la participation des parents, des enfants et de l’ensemble de la population. En adoptant de bonnes habitudes, chacun peut contribuer à faire de Kinshasa une ville plus propre, plus belle et plus saine.

Par Michaella Mugisho, enfant reporter chez Watoto News à Kinshasa

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