
Observation, communication adaptée et compréhension des besoins spécifiques : tels sont les maîtres-mots issus de la formation organisée du 12 au 14 août 2026 à Bukavu par le Centre Espoir de Demain.
Durant trois jours d’exposés, d’exercices pratiques et d’études de cas, professionnels et intervenants locaux ont été outillés aux mécanismes essentiels de prise en charge du trouble du spectre de l’autisme (TSA). Une initiative clé visant à renforcer les capacités locales d’accompagnement à travers le Sud-Kivu.

Recommandations : Casser les préjugés et miser sur la synergie
Le formateur principal et psychomotricien, Nack Murhabazi, a insisté sur l’urgence de dépasser les croyances erronées qui entourent encore l’autisme.
Pour garantir l’épanouissement et l’autonomie des enfants, une recommandation centrale s’impose : créer une alliance solide entre les familles, les écoles et les professionnels.
« Seule une collaboration étroite entre tous les acteurs permettra d’offrir un cadre adapté à chaque enfant et de mettre fin aux pratiques fondées sur les préjugés. »
Nack Murhabazi, psychomotricien.

Des engagements concrets pour l’inclusion
Face aux défis du terrain, les participants se sont engagés à traduire immédiatement leurs acquis en actions concrètes dans leurs milieux d’intervention respectifs :
Sensibiliser les communautés pour faire évoluer le regard sur l’autisme; Lutter contre les discriminations et défendre le respect des droits des enfants; Orienter les familles vers un suivi médical, éducatif et psychomoteur véritablement personnalisé.
Une vision à long terme pour le Sud-Kivu
Pour le Centre Espoir de Demain, cet atelier ne constitue qu’une étape.
L’organisation entend poursuivre ses actions auprès des familles, des établissements scolaires et des leaders communautaires pour bâtir une société plus inclusive au Sud-Kivu.
Par Loni Irenge Joël volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
