Chaque 16 juin, l’Afrique célèbre la Journée de l’enfant africain, une occasion de réaffirmer les droits fondamentaux des millions d’enfants du continent. Pourtant, en République démocratique du Congo, particulièrement dans sa partie orientale, cette journée résonne davantage comme un cri d’alarme qu’une simple commémoration.
Dans les provinces de l’Est du pays, les enfants demeurent les premières victimes des conflits armés interminables, des massacres, des déplacements forcés, des crises humanitaires, des catastrophes naturelles, des épidémies et de la pauvreté chronique des ménages.
Beaucoup sont privés de leur droit à l’éducation, à la santé, à la sécurité et à un environnement protecteur. D’autres grandissent dans des camps de déplacés, exposés à la faim, aux violences et à l’incertitude du lendemain.
Bien que la République démocratique du Congo ait ratifié plusieurs instruments internationaux et régionaux de protection de l’enfance, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, les droits des enfants congolais continuent d’être bafoués.
Les engagements pris restent, pour beaucoup, de simples déclarations de principe qui peinent à se traduire en politiques publiques efficaces et en actions concrètes.
La Journée de l’enfant africain devrait ainsi être un moment de conscience collective et de responsabilité. Protéger l’enfant, c’est protéger l’avenir de la nation. Laisser une génération entière grandir dans la peur, la précarité et la privation de ses droits, c’est hypothéquer le développement du pays et compromettre les perspectives de paix durable.
Instituée par l’, la Journée de l’enfant africain est célébrée chaque 16 juin en mémoire du soulèvement des élèves de , en , en . Ces enfants avaient manifesté pour réclamer une éducation de qualité et le respect de leurs droits, avant d’être brutalement réprimés.
Cinquante ans plus tard, leur combat demeure d’une brûlante actualité : celui d’une Afrique où chaque enfant peut vivre en sécurité, apprendre, rêver et construire son avenir dans la dignité.
Pascal Ngaboyeka, volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News

