
À Kindu, dans la province du Maniema, la Journée mondiale contre le travail des enfants du 12 juin s’est déroulée sans aucune activité officielle. Malgré cette absence de célébration, la société civile a profité de l’occasion pour attirer l’attention sur une réalité préoccupante qui continue d’affecter de nombreux enfants.
Le secrétaire exécutif de l’ONG Haki Za Binadamu Maniema, Raphaël Upelele Lokenga, appelle à des mesures urgentes pour mettre fin à l’exploitation des mineurs dans les travaux pénibles. Il souligne que plusieurs enfants sont contraints de travailler dans différents secteurs économiques en raison de la précarité des ménages, estimant que la pauvreté ne doit pas compromettre leur avenir.
De son côté, l’association Agir pour le Développement du Congo a intensifié ses actions de sensibilisation auprès de la population. Son coordonnateur, Vincent Wabusolela, invite les habitants à s’engager contre ce fléau et demande au gouvernement de renforcer l’appui financier aux familles vulnérables afin de réduire les facteurs qui favorisent le travail des enfants.
L’organisation encourage également les enfants victimes ou témoins d’exploitation à dénoncer ces pratiques. À travers ce plaidoyer, les acteurs de la société civile rappellent que la lutte contre le travail des enfants doit être une priorité permanente et ne pas se limiter à une seule journée de commémoration.
Par Ornella Wamungu volontaire pour les enfants iet les jeunes à watoto News
