
Plus de dix médias ont participé, ce lundi 12 octobre 2026 à Bukavu, à une rencontre organisée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dans le cadre de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée chaque 10 octobre.
Les échanges ont porté sur le rôle des médias dans la sensibilisation des communautés, particulièrement dans un contexte marqué par les conséquences des conflits armés.
À cette occasion, le CICR a invité les professionnels des médias à accorder davantage de place à la santé mentale dans leurs programmes.

L’objectif est notamment de lutter contre la stigmatisation, le rejet et la discrimination auxquels sont confrontées les personnes souffrant de troubles de santé mentale.
Prenant la parole, Constant Kahora, chargé du programme de santé mentale et de soutien psychosocial au CICR, a encouragé les journalistes à donner la parole aux personnes concernées, aux communautés et aux acteurs sanitaires, afin de mieux faire connaître les besoins en matière de santé mentale et les services de prise en charge disponibles.
« Ce que nous attendons des médias, c’est qu’ils s’approprient la thématique de la santé mentale et intègrent des émissions qui lui sont consacrées dans leurs programmes »,
a-t-il déclaré.
Un appui concret aux structures de santé
Au-delà de la sensibilisation, le CICR apporte également un soutien aux structures sanitaires pour améliorer la prise en charge des personnes confrontées à des problèmes de santé mentale.
L’organisation soutient actuellement douze structures de santé dans la mise en œuvre de services de santé mentale et de soutien psychosocial. Elle appuie également l’intégration de ces services dans la prise en charge des blessés par armes à l’Hôpital provincial général de référence de Bukavu, ainsi qu’aux hôpitaux généraux de référence d’Uvira et de Fizi.

Sensibiliser les décideurs
Pour renforcer les efforts de prise en charge, Constant Kahora a également appelé les médias à sensibiliser les autorités, les leaders communautaires et les responsables sanitaires à l’importance d’intégrer les services de santé mentale dans le système de santé.
À travers cette initiative, le CICR entend encourager une meilleure compréhension des enjeux liés à la santé mentale et favoriser l’engagement des différents acteurs dans la lutte contre la stigmatisation des personnes concernées.
Par Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
