
Démystifier l’autisme et doter la communauté d’outils concrets : c’est l’objectif de l’atelier de formation ouvert ce mercredi 12 août par le Centre Espoir de Demain.
Durant trois jours, soit du 12 au 14 août, parents, éducateurs, prestataires de soins et leaders communautaires de Bukavu se réunissent pour réinventer l’accompagnement des enfants autistes.
Au Sud-Kivu, le Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA) demeure très méconnu et fait encore l’objet de lourdes stigmates sociales, souvent associé à tort à la sorcellerie, à des malédictions ou à des troubles psychiatriques.
« L’autisme n’est ni une sorcellerie, ni une malédiction, ni une maladie mentale contagieuse. C’est un trouble neurodéveloppemental qui affecte la communication, les interactions sociales et le comportement. »
Nack Murhabazi, psychomotricien et formateur principal.

Des outils pratiques pour l’autonomie
Conçue pour pallier le déficit de compétences spécialisées dans la région, cette session combine exposés thématiques, études de cas et exercices pratiques. Les participants y apprennent notamment à :
Identifier les besoins sensoriels et éducatifs spécifiques de chaque enfant, Communiquer efficacement grâce aux supports visuels; Appliquer des stratégies comportementales adaptées pour prévenir les crises et encourager l’autonomie.
Pour la directrice du centre, Mme Betoko London, la réussite de la prise en charge repose sur une synergie multidisciplinaire et un soutien familial inconditionnel.
Exhortant les participants à une rigueur exemplaire, elle rappelle que la mise en pratique immédiate de ces notions est cruciale pour le développement des enfants.
En rapprochant familles, écoles et professionnels, le Centre Espoir de Demain entend poser les jalons d’une société plus inclusive , où chaque enfant autiste à Bukavu peut grandir dans le respect de ses droits et de sa dignité.
Par Loni Irenge Joël volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
