
L’UNICEF tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur les conséquences de l’épidémie d’Ebola qui touche certaines régions de la République démocratique du Congo, en particulier la province de l’Ituri.
L’organisation des Nations unies estime que les enfants continuent de payer un lourd tribut, non seulement à cause de la maladie, mais aussi en raison de ses effets indirects sur l’accès aux soins de santé.
Selon l’UNICEF, plus de 300 enfants ont perdu la vie dans le contexte de cette épidémie. Au-delà des décès directement liés au virus, l’agence souligne que la peur de la contamination pousse de nombreuses familles à éviter les centres de santé, compromettant ainsi le suivi médical des enfants et des femmes enceintes.
Cette situation entraîne une baisse importante de la couverture vaccinale. De nombreux parents reportent ou annulent les rendez-vous de vaccination de leurs enfants, augmentant le risque de résurgence d’autres maladies évitables telles que la rougeole, la poliomyélite ou encore la diphtérie.
L’UNICEF indique également que les consultations prénatales et pédiatriques enregistrent une diminution significative. Plusieurs femmes enceintes hésitent à se rendre dans les structures sanitaires pour leurs contrôles ou pour accoucher, par crainte d’être exposées au virus.
Cette situation accroît les risques de complications pour les mères comme pour les nouveau-nés.
Face à cette réalité, les équipes sanitaires poursuivent les activités de surveillance, de sensibilisation communautaire et de recherche des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés. Des campagnes d’information sont organisées afin d’expliquer les modes de transmission du virus, de lutter contre les fausses informations et de restaurer la confiance envers les services de santé.
L’UNICEF apporte également un appui aux autorités sanitaires à travers la fourniture de médicaments, de vaccins, de matériel de protection, de kits d’hygiène et de soutien psychosocial aux enfants et aux familles affectés par l’épidémie.
L’organisation insiste sur l’importance de maintenir les services essentiels de santé, même dans les zones touchées par Ebola.
Enfin, l’agence des Nations unies appelle les communautés à respecter les mesures de prévention, à signaler rapidement tout cas suspect et à continuer de fréquenter les centres de santé pour les vaccinations, les consultations médicales et les accouchements, afin d’éviter que les effets indirects de l’épidémie ne provoquent davantage de décès chez les enfants.
Remarque importante : le chiffre de « plus de 300 enfants décédés » provient d’une alerte de l’UNICEF liée à une précédente flambée d’Ebola en RDC.
Yohana Vincent John avec Unicef
