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Grâce aux efforts soutenus de conservation et à un modèle de gestion efficace, le Parc national de la Garamba, joyau naturel situé au nord-est de la République démocratique du Congo, franchit une étape historique en sortant de la liste du patrimoine en péril.

Ce parc national de la Garamba ne figure plus sur la liste du patrimoine mondial en péril, l’organisme international estimant que les mesures de protection actuellement déployées sont désormais suffisamment solides pour garantir la préservation de sa valeur universelle exceptionnelle.

Cette décision de l’UNESCO vient couronner près de trois décennies de suivi renforcé. Elle met particulièrement en lumière le succès du partenariat de cogestion instauré en 2005 entre l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et l’organisation non gouvernementale African Parks.

Ce modèle a permis de restructurer en profondeur la surveillance du parc à travers :
La formation rigoureuse et le renforcement des éco-gardes et des équipes spécialisées ;
La mise en place d’une surveillance aérienne et de systèmes de collecte de renseignements performants ;
Le suivi scientifique rigoureux des espèces fauniques ;
L’implication active et le soutien des communautés riveraines.

S’exprimant par visioconférence lors de la réunion de Busan, le directeur général de l’ICCN, Yves Milan Ngangay, a exprimé sa profonde gratitude envers les institutions internationales :

« Cette reconnaissance réaffirme avec force la valeur universelle exceptionnelle de ce joyau naturel, et rappelle l’urgence collective d’en assurer la préservation pour les générations présentes et futures. L’impartialité et la rigueur lors de l’évaluation ont permis de consolider sa crédibilité. »

De son côté, la direction du parc et l’ONG African Parks ont salué « des décennies de travail acharné, d’engagement et de dévouement », rendant un hommage appuyé aux équipes de terrain, aux autorités locales ainsi qu’aux partenaires du projet.

Inscrit au patrimoine mondial en 1980, le Parc national de la Garamba est un refuge précieux pour des espèces emblématiques telles que les éléphants, les girafes du Nord ou encore les hippopotames.

Son histoire reste toutefois marquée par de multiples défis : classé une première fois en péril en 1984, le parc en était sorti en 1992 grâce à la remontée de la population de rhinocéros blancs du Nord, avant d’y être réinscrit en 1996 sous la menace du braconnage intensif et des incursions de groupes armés.

Aujourd’hui, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) confirme des progrès significatifs dans la protection et la gestion du site, marquant une nouvelle ère pour la biodiversité congolaise.

Furaha Mweze Noëlla volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto; avec Mongabay Afrique

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