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La mort d’un enfant congolais de huit ans, tué lors d’une manifestation au camp de Busoma, au Burundi, a ravivé le sentiment d’abandon ressenti par des milliers de réfugiés ayant fui les violences dans l’est de la République démocratique du Congo.
Depuis 2025, ces familles vivent dans des conditions extrêmement difficiles, marquées par le manque de nourriture, la promiscuité, un accès limité aux soins de santé et un avenir de plus en plus incertain.

Pour beaucoup, la survie est devenue un combat quotidien. Selon plusieurs organisations de la société civile, des dizaines de réfugiés ont déjà perdu la vie dans les camps.

La manifestation qui a dégénéré au camp de Busoma est le résultat de frustrations accumulées depuis plusieurs mois. Les réfugiés dénonçaient notamment des irrégularités dans la distribution des vivres ainsi que dans la liste des personnes sélectionnées pour le rapatriement, sur laquelle figureraient des noms de personnes déjà retournées en RDC.

Les affrontements entre les manifestants et les forces de sécurité burundaises ont coûté la vie à l’enfant et fait plusieurs blessés, plongeant de nombreuses familles dans une nouvelle douleur.

Au-delà des chiffres, ce drame rappelle la souffrance de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui aspirent simplement à retrouver une vie digne, loin des camps et de l’incertitude.Face à cette situation, la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC), coordination provinciale du Sud-Kivu, appelle à une intervention urgente.

Elle demande l’ouverture d’une enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances de la mort de l’enfant, l’indemnisation de sa famille et l’accélération du rapatriement volontaire des réfugiés congolais.

Pour ces milliers de personnes déracinées, chaque journée passée dans les camps représente une nouvelle épreuve et renforce le sentiment d’être abandonnées par ceux qui devraient garantir leur dignité et leurs droits.

Pascal Ngaboyeka, volontaire pour les enfants et les jeunes.

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