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À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les discours de haine célébrée ce 18 juin, les acteurs de la paix appellent à une utilisation responsable des réseaux sociaux, devenus l’un des principaux canaux de diffusion des messages de haine et de désinformation. Dans un contexte marqué par les conflits et les tensions communautaires dans l’Est de la République démocratique du Congo, ils rappellent que les plateformes numériques doivent servir à promouvoir la paix et le vivre-ensemble plutôt qu’à attiser les divisions.

Instituée par les Nations unies, cette journée vise à sensibiliser les populations aux dangers des propos qui favorisent la discrimination, la stigmatisation et la violence, tout en encourageant la tolérance, le dialogue et la coexistence pacifique.

Dans une région confrontée depuis plusieurs années à l’insécurité et aux déplacements de populations, les réseaux sociaux sont devenus des espaces où circulent rapidement rumeurs, fausses informations et messages à caractère tribal ou discriminatoire.

Pour Mme Neema Kasembe Esther, veilleuse du web et coordonnatrice de Peace for Development, cette situation représente une menace pour les efforts de paix.
Selon elle, les discours de haine se propagent aujourd’hui principalement à travers Facebook, WhatsApp, TikTok, X et d’autres plateformes numériques, où certains contenus sont relayés sans vérification.

« Les discours de haine alimentent les conflits, favorisent la stigmatisation et peuvent même conduire à des violences. Dans une région déjà touchée par l’insécurité, ils constituent un frein à la paix et à la réconciliation entre les communautés. Les conséquences sont graves, car ces messages sèment la peur, la méfiance et aggravent les fractures sociales »,

explique-t-elle.

Elle souligne que la rapidité avec laquelle les contenus circulent sur les réseaux sociaux favorise la propagation de messages susceptibles d’envenimer les tensions entre les communautés.

« Les réseaux sociaux doivent être des outils d’information, d’éducation et de rapprochement entre les peuples, et non des espaces de propagation de la haine. Avant de partager une information, chacun doit s’assurer de sa véracité. Nous avons tous la responsabilité de promouvoir des messages de paix, de respect et de cohésion sociale »,

insiste Mme Neema Kasembe Esther.

Pour cette actrice de paix, la lutte contre les discours de haine ne relève pas uniquement des autorités ou des organisations humanitaires. Les journalistes, les leaders communautaires, les jeunes, les parents, les influenceurs ainsi que les utilisateurs ordinaires des réseaux sociaux ont tous un rôle à jouer dans la prévention de ce phénomène.

Elle recommande notamment de vérifier les informations avant leur diffusion, d’éviter les rumeurs et les propos discriminatoires, de s’abstenir de partager des contenus à caractère tribal ou xénophobe, et de privilégier des messages favorisant le dialogue, la tolérance et le vivre-ensemble.
En cette Journée internationale de lutte contre les discours de haine, Mme Neema Kasembe Esther Utilisés de manière responsable les réseaux sociaux

Par Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News

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