0 2 minutes 3 mois

À l’occasion de la Journée de l’Enfant africain célébrée ce mardi 16 juin, autour du thème « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique », l’ONG Haki Za Binadamu attire l’attention sur un autre défi majeur : l’accès des enfants à la justice.

Si cette journée met l’accent sur l’importance de l’eau potable et de l’hygiène pour le bien-être des enfants, l’organisation estime que la protection de leurs droits fondamentaux reste tout aussi essentielle. Elle déplore notamment les difficultés auxquelles font face les tribunaux pour enfants, qui peinent à remplir leur mission faute de personnel et de moyens suffisants.

Selon Haki Za Binadamu, ces juridictions, censées assurer la protection des mineurs victimes ou en danger, connaissent de nombreuses insuffisances qui fragilisent davantage les enfants les plus vulnérables.

Face à cette situation, l’ONG appelle les autorités à renforcer le système judiciaire en affectant davantage de magistrats et d’éducateurs spécialisés au sein des tribunaux pour enfants. L’objectif, souligne-t-elle, est de doter ces structures des moyens nécessaires pour garantir une meilleure prise en charge des mineurs et assurer le respect de leurs droits.

Pour Haki Za Binadamu, l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène ne saurait, à lui seul, garantir le bien-être des enfants. L’organisation rappelle qu’un enfant privé de protection judiciaire demeure exposé à de multiples formes de vulnérabilité. Elle insiste ainsi sur la nécessité de faire de la justice un pilier essentiel de la protection de l’enfance, au même titre que l’éducation et la santé.

Par Ornella Wamungu volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *