
Une personne extérieure a perturbé un cours à l’Université Catholique de Bukavu, provoquant indignation et condamnation dans la ville et sur les réseaux sociaux. Parents, étudiants, anciens de l’UCB et acteurs de la société civile dénoncent un comportement jugé inadmissible, rappelant l’importance du respect des règles, de l’autorité académique et de l’intégrité du campus universitaire.
Un incident qui crée l’indignation
L’indignation est vive après l’intrusion de M. Abia Solo dans un auditoire de l’Université Catholique de Bukavu. Il a tenu tête à un enseignant en plein cours pour contester sa décision de ne pas admettre une étudiante arrivée en retard.
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Cette intrusion est jugée inadmissible, d’autant plus que les auditoires ne sont pas des lieux de réclamation pendant les cours, alors que les services administratifs restent ouverts et accessibles au sein de cette université, reconnue dans la région des Grands Lacs.

Les réactions sur les réseaux sociaux sont virulentes, critiquant à la fois l’intrusion et la banalisation de l’incident par certains étudiants.
« Comment un individu peut-il s’introduire dans un auditoire et menacer un éminent professeur sans rencontrer de résistance ? » s’interroge un internaute sur sa page Facebook. « Il est inconcevable de voir les étudiants applaudir ou transformer une agression en spectacle numérique. Il est temps de retrouver le sens des valeurs et du respect dû à nos maîtres. »
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Un autre internaute ajoute :
« À la réception de la nouvelle, j’ai été complètement choquée ! Quelle audace ! Ce n’est pas seulement un professeur qui a été déshonoré, c’est tout le secteur de l’éducation qui en perd la crédibilité. »
Pour Pascal Munega, parent vivant à Bukavu et interrogé par Watoto News, l’acte est inacceptable. Il pointe également l’étudiante qui a fait appel à son ami :
« Ce que ce jeune homme a fait est inacceptable. L’université est un lieu de savoir et de discipline. Faire intervenir une personne extérieure pour perturber un cours est un manque de respect grave envers l’enseignant, l’université et les étudiants. Nous devons apprendre à nos enfants à revendiquer de manière responsable. »
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Selon lui, tolérer ce type de comportement ouvrirait la porte à des dérives dangereuses, menaçant l’autorité pédagogique et l’ordre institutionnel.
Un cours perturbé par l’intrusion
Selon plusieurs témoins, l’incident s’est produit lors d’un cours dispensé par le professeur ordinaire Nteranya Noël. L’étudiante arrivée en retard s’est vue refuser l’accès à l’auditoire, conformément aux règles de discipline et de ponctualité.
La situation a dégénéré lorsque l’étudiante a sollicité l’intervention de son copain pour forcer son entrée dans la salle. L’arrivée de ce dernier dans l’auditoire a provoqué agitation et échanges tendus, interrompant temporairement le déroulement normal du cours.
Un internaute réagit sur Facebook :
» Profanation du temple du savoir à l’UCB. Cet incident soulève de sérieuses interrogations sur la sécurité des campus universitaires en RDC… «
Le collège des étudiants interpellé
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Pour Josaphat Byadunia, coordonnateur d’ADAV, cet incident révèle la nécessité de renforcer les mécanismes internes de gestion des incidents dans les campus universitaires :
« Le chef de promotion avait un rôle important à jouer. Il devait alerter immédiatement la brigade universitaire pour rétablir l’ordre avant que la situation ne dégénère. Les responsables étudiants doivent être formés pour gérer ce type de situation. »
Un rappel des valeurs universitaires
Au-delà de la polémique, cet événement rappelle que l’université est un espace d’apprentissage du savoir, mais aussi du respect des règles et du dialogue.
Il est nécessaire de savoir que dans ce milieu ont prone le civisme et la vie en communauté ; le respect des pairs et de la diversité, l’intégrité ainsi que le respect des règles et de l’autorité avec un focus sur l’esprit de responsabilité .
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Dans ce contexte, beaucoup estiment qu’une condamnation claire et publique de l’intrusion est essentielle pour rappeler l’inviolabilité du site universitaire et l’obligation de garantir un cadre sécurisé pour les étudiants.
À l’Université Catholique de Bukavu, où un service de sécurité et une brigade universitaire sont en place, il faudra clarifier leurs cahiers de charge et prendre des mesures pour que de telles scènes ne se reproduisent plus à l’avenir.
Pour certains observateurs, cet incident relance également le débat sur l’équilibre entre rigueur académique et gestion humaine des situations imprévues. Faut-il appliquer les règles strictement en toutes circonstances ou adopter une certaine flexibilité sans compromettre l’autorité académique ? Dans tout le cas c’est une situation certes grave qui s’est passé à l’UCB mais ne perdons pas de vue que les réseaux sociaux de fois amplifient des cas isolés qui ne reflètent pas le quotidien des étudiants.
Cette situation pourrait servir de cas d’école pour renforcer l’encadrement des étudiants et leur sensibilisation à être des citoyens modèles dans leurs comportements.
L’administration de l’Université Catholique de Bukavu ne s’est pas encore exprimée officiellement, mais au-delà du scandale, cet incident constitue une opportunité d’apprentissage collectif sur la vie universitaire, les dérapages ponctuels et l’inviolabilité du cadre d’enseignement.
Jean de Dieu Akonkwa, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News