
À l’occasion de la Journée mondiale pour un Internet plus sûr, célébrée ce mardi 10 février, les Nations Unies et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) alertent l’opinion publique sur les dérives croissantes liées à l’utilisation abusive de l’intelligence artificielle, notamment dans la production de contenus sexuels impliquant des enfants sur les plateformes numériques.
Selon ces institutions, l’essor rapide des outils d’intelligence artificielle facilite aujourd’hui la création d’images, de vidéos ou d’enregistrements à caractère sexuel mettant en scène des mineurs, une pratique qui constitue une menace grave pour les droits fondamentaux de l’enfant et contribue à la banalisation de l’exploitation sexuelle en ligne.
Face à cette situation préoccupante, l’Organisation des Nations Unies a tenu à clarifier sa position afin d’éviter toute confusion juridique ou morale.
A travers un message du fonds de Nations unies pour l’enfance publié sur la page Facebook officielle des Nations Unies, l’institution a rappelé que :
« Les images, vidéos ou enregistrements audio à caractère sexuel mettant en scène des enfants, créés ou modifiés à l’aide d’outils d’intelligence artificielle, constituent du matériel pédopornographique. »
À travers cette déclaration, l’ONU appelle à une mobilisation urgente et coordonnée des gouvernements, des entreprises technologiques et des citoyens, afin de renforcer la régulation des outils numériques et de lutter efficacement contre toutes les formes d’exploitation sexuelle des enfants dans l’espace numérique.
Les observateurs et acteurs de la société civile estiment que la participation citoyenne demeure un levier essentiel dans cette lutte. Ils soulignent que chaque internaute peut contribuer à la protection des enfants en signalant systématiquement tout contenu suspect aux autorités compétentes, en interpellant les décideurs publics et les plateformes numériques sur leurs responsabilités, et en sensibilisant les communautés afin de briser le silence autour de la cyber-exploitation.
En cette Journée pour un Internet plus sûr, les défenseurs des droits de l’enfant rappellent que l’inaction face aux dérives technologiques expose davantage les mineurs à des risques invisibles mais bien réels. Ils appellent ainsi à une vigilance collective et à un engagement citoyen accru pour que l’intelligence artificielle demeure un outil de progrès et non un vecteur de violences contre les enfants.
Gabriel CUBAKA Volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News