
Chaque année, des millions d’enfants sont protégés grâce aux vaccins contre des maladies graves comme la rougeole, la polio ou la coqueluche. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, vacciner un enfant reste un combat. Manque d’information, rumeurs, résistances culturelles : les obstacles sont nombreux et les conséquences peuvent être tragiques.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la vaccination évite chaque année entre deux et trois millions de décès. C’est l’une des plus grandes avancées médicales de l’histoire. En Afrique, l’élimination du tétanos néonatal et les progrès contre la polio sont des exemples concrets du succès des campagnes vaccinales.
Mais les chiffres ne suffisent pas. « On pense souvent que tout le monde comprend l’importance des vaccins, mais sur le terrain, c’est loin d’être évident », explique le Dr Arsène Nshokano Lutombo, médecin pédiatre en RDC. Dans certaines régions de la RDC, les campagnes de vaccination sont perçues comme suspectes. Rumeurs de stérilité, théories du complot, peur d’effets secondaires… Dans des villages isolés ou des zones de conflit, des équipes médicales s’aventurent parfois à pied pour convaincre, expliquer et rassurer.
Des parents hésitent : « Et si c’était un poison ? Un piège de l’Occident ? » La méfiance est là. Et pourtant, le vaccin reste l’un des moyens les plus sûrs de protéger la vie, affirme le docteur.
C’est ainsi que le docteur conclut en disant que pour gagner cette bataille, il faut plus que des seringues : il faut de l’écoute, du respect et des relais de confiance au sein des communautés. Car protéger un enfant, c’est aussi protéger tout un avenir.
Par Alliance Birhange, volontaire pour les enfants