
L’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC/SK), section du Sud-Kivu, a appelé ce mercredi les professionnels des médias à accorder davantage d’importance à la Journée nationale de la presse, célébrée chaque 22 juillet en République démocratique du Congo.
Cet appel a été lancé au cours d’un point de presse organisé à Bukavu pour annoncer les activités prévues à l’occasion de cette commémoration.
Le président de l’UNPC/Sud-Kivu, Darius Kitoga, a regretté que cette journée demeure peu connue et rarement célébrée, alors qu’elle constitue une occasion de réfléchir aux enjeux qui touchent la profession journalistique en RDC.
« Nous ne devons pas seulement rester dans la commémoration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, mais nous devons commencer à valoriser la Journée nationale de la presse »,
a-t-il déclaré.
Si le thème retenu au niveau national est « Presse congolaise et cohésion nationale : informer pour favoriser le vivre-ensemble », l’UNPC/Sud-Kivu a choisi d’orienter les échanges vers les défis actuels de la profession en adoptant le thème provincial : « Face aux mutations numériques, comment mutualiser les efforts pour une presse plus professionnelle au Sud-Kivu ? »
Selon Darius Kitoga, la transformation numérique impose aux médias de s’adapter à de nouvelles réalités afin de produire une information plus professionnelle, plus crédible et plus proche des attentes du public.
Il estime que cette évolution nécessite une réflexion collective et une plus grande collaboration entre les journalistes et les entreprises de presse.
À cette occasion, l’UNPC/Sud-Kivu a également dévoilé le programme des activités prévues dans le cadre de cette célébration. Une journée de réflexion est programmée le dimanche 26 juillet sans la commune de Bagira, autour de trois thématiques : les défis du numérique dans les médias, la mutualisation des efforts pour réussir la transition numérique et la place du genre dans cette mutation.
Le président de l’UNPC/Sud-Kivu a enfin invité les journalistes à s’approprier cette journée et à contribuer à son organisation, estimant que la profession doit progressivement renforcer sa capacité à promouvoir elle-même les initiatives visant son développement.
Par Gabriel CUBAKA volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu
