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Grâce à une formation en soutien psychosocial organisée par l’Observatoire des droits humains (ODH), et l’appui de l’UNICEF avec les fonds de Education Cannot Wait (ECW), les enseignants de l’école primaire Tuamke, située dans la zone de santé de Kalehe, ont acquis des compétences essentielles pour accompagner leurs élèves confrontés à des situations de stress liées aux crises sécuritaires, aux catastrophes naturelles et aux troubles sociaux.

Cette initiative visait à renforcer la résilience des enseignants et à leur fournir des outils pour identifier les signes de détresse chez les élèves, offrir un soutien approprié et maintenir un environnement d’apprentissage stable.

Témoignages d’enseignants formés

Monsieur,Jean-Baptiste, enseignant à l’EP Tuamke, partage son expérience: « Avant la formation, je me sentais incapables de faire face aux élèves manifestant des signes de traumatisme. Maintenant, je sais comment les écouter, les rassurer et les orienter vers les services appropriés si nécessaire.

« La formation m’a permis de comprendre l’importance de l’empathie et de la communication non violente. Je peux désormais créer un climat de confiance avec mes élèves, ce qui facilite leur apprentissage même en période de crise. » a déclaré un autre enseignant de l’E.P Tuamuke sous anonymat

Impact sur la communauté scolaire

Les enseignants formés ont observé une amélioration du bien-être des élèves et une réduction des comportements perturbateurs en classe. Cette approche proactive contribue à maintenir la continuité de l’éducation malgré les défis auxquels la communauté est confrontée.

Paluku Malisaba, chef d’établissement de l’école primaire Tuamuke de Kalehe, témoigne:

« Avant la formation, nos enseignants étaient dépassés par les comportements de certains élèves marqués par la peur, le silence, l’agressivité ou même l’abandon scolaire. Grâce à la formation en psycho sociale, ils ont appris à reconnaître les signes de traumatisme, à créer un climat de sécurité dans la salle de classe, et surtout à écouter les enfants. »

Il ajoute que les effets sont
visibles à plusieurs niveaux :

« Il y a aujourd’hui une meilleure relation entre élèves et enseignants, les élèves se sentent compris et respectés, même entre eux, les comportements violents ou moqueurs ont diminué. Nous avons instauré des cercles de parole où les enfants peuvent exprimer ce qu’ils ressentent.»

Selon ce chef d’établissement ,sur le plan communautaire, les impacts sont également significatifs car les enseignants sensibilisent aussi les familles à la maison sur comment parler aux enfants touchés par les conflits. On sent que toute la communauté commence à prendre conscience que l’état émotionnel des enfants est aussi important que leur santé physique. »

Il remercie l’ODH et l’UNICEF pour cette initiative, qui selon lui a transformé cette école en un espace de sécurité, de dialogue et d’espoir, même en période d’instabilité. » a conclu le Directeur Paluku

Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet d’urgence éducatif mise en place par ODH avec l’appui de l’UNICEF.

Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les enfants et les jeunes

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